En 2019, Claire Viala fonde Equity, une société de promotion immobilière basée à Bordeaux où elle est seule aux manettes. Sa maitrise des rouages financiers, son expérience dans la construction immobilière et une intuition indéniable devraient lui permettre de s’imposer dans le sérail. Premier projet à sortir de terre : Mitsuko, un programme de quatorze logements hauts de gamme installé rue Judaïque.

Parlez-moi de votre parcours, comment avez-vous débuté ?

J’ai commencé à travailler à 21 ans après une école de commerce qui m’a amenée 2 ans à Madrid. Je n’avais jamais quitté Bordeaux et ces deux années m’ont clairement sorti de ma zone de confort. Je suis ensuite rentrée dans un cabinet de commissariat aux comptes où j’ai passé 6 ans, respectivement chez KPMG et Deloitte. J’ai gravi les échelons mais j’avais envie d’autre chose, c’est comme ça que je suis entrée un peu par hasard dans la promotion immobilière, chez SAGEC, devenue par la suite AFC Promotion gérée par Alexandra François-Cuxac. J’y suis entrée comme Directrice financière. Alexandra a eu la gentillesse de m’apprendre le métier. J’y suis arrivée en 2008 au moment où la crise nous touchait de plein fouet : il a fallu repenser les coûts, la masse salariale, c’était une période extrêmement dure mais très formatrice. J’y suis restée huit ans avec le sentiment d’apprendre chaque jour. Je suis ensuite passée chez ID&AL Groupe, avant de me lancer seule, tout simplement parce que j’en ressentais l’envie et surtout le désir. En fait la promotion immobilière, c’est du commercial, de la technique, du juridique, du fiscal, du financier, et en fait je me suis rendu compte que sur tous ces aspects, j’avais les contacts, d’où l’envie de fonder Equity en 2019.

Claire Viala, Fondatrice d’Equity

Vous créez Equity toute seule, vous n’avez pas eu envie de vous associer ?

Non, j’avais envie d’être seule dans ma structure pour faire mes propres choix. C’est Georges Clémenceau qui disait : « pour diriger, il faut un nombre impair, et trois c’est déjà trop », je crois vraiment à cet adage. J’avais la chance d’avoir une assise financière qui m’a parmi de démarrer les projets de façon plutôt sereine.

Pourquoi avoir choisi de l’appeler Equity ?

J’ai créé ma société ex-nihilo, à mon image. Le choix d’Equity n’est pas anodin, ça signifie « justesse » et j’aime les choses qui sont justes. Je suis très attachée à cette valeur et toutes mes décisions sont prises à travers ce prisme. Il faut que le projet soit juste pour tous les interlocuteurs qui se rejoignent : la mairie, le propriétaire foncier, l’apporteur d’affaires, l’architecte, les commercialisateurs, et bien entendu les clients. Le promoteur doit s’assurer que les rouages sont parfaitement bien huilés et que chacun y trouve son compte. C’est une démarche à l’inverse de la politique de la terre brûlée.

Parlez-nous de votre première opération, Mitsuko ?

Je cherchais un endroit quali, un endroit qui me parle. Je voulais connaître à tout prix, le quartier, la rue, le numéro, j’avais de gros critères d’exigence. Est arrivé le dossier Mitsuko rue Judaïque -donc extrêmement bien placé- qui rassemblait tous les critères que je réclamais, avec en prime un permis purgé ce qui me permettait de démarrer assez rapidement.

Le programme Mitsuko rue Judaïque

Comment avez-vous pensé le programme Mitsuko ?

L’emplacement joue beaucoup mais le programme dispose aussi de nombreux atouts, des prestations soignées, une petite copropriété, un parking. Le hall d’entrée a été imaginé par la Maison Sarah Lavoine dans une ambiance japonisante assez épurée. Nous avons utilisé des matières nobles comme le bois et le papier peint en fibre de bambou, avec une dominante de vert céladon. Les parties communes ont été pensées comme des coursives d’hôtel. J’avais vraiment la volonté d’apporter une teinte ultraraffinée à la résidence.

Mitsuko sort de terre début 2022, quels sont vos autres projets ?

Le second dossier sera à Caudéran, 6 logements et un local commercial. C’est aussi une petite copropriété bien placée avec un prix plutôt attractif (5 500 euros/m2) pour de très belles prestations et un emplacement privilégié. Et le troisième projet est encore confidentiel, il et idéalement situé là aussi à Caudéran. Un emplacement absolument parfait qui m’interpellait depuis longtemps déjà, j’ai abordé les propriétaires et le projet s’est signé sur la promesse de proposer quelque chose de différent. Mais je n’en dis pas plus, nous avançons tout juste sur le dossier.

A moyen et long terme, quelle est votre ambition ?

Je souhaite avoir deux chantiers à la fois, voire l’un après l’autre. Mon ambition n’est pas d’être nationale mais de développer Bordeaux, Caudéran, Le Bouscat et dans mes ambitions les plus ultimes, j’aimerais développer une belle opération immobilière au cap Ferret. J’ai le concept en tête, je rêve de le voir aboutir. Je suis patiente, je sais que ça arrivera un jour ou l’autre.

Merci à Claire d’avoir répondu à nos questions. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses projets.

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